
Le Partage Saint-François, c’est plusieurs services aux personnes en situation de vulnérabilité, dont six en hébergement. En 2025-2026, 459 personnes y ont eu recours, tandis que l’organisme a réalisé des centaines de milliers d’interventions. Le directeur général dresse le bilan de la dernière année financière.
Les services offerts aux personnes en situation d’itinérance par le Partage Saint-François ont roulé à pleine capacité au cours de la dernière année (de mars 2025 à mars 2026). On constate une légère augmentation du nombre total de séjours dans les différents hébergements offerts. Parmi ceux-ci, on trouve l’accueil Poirier, un refuge d’urgence mixte, les maisons Marie-Jeanne et Wilfrid-Grégoire, soit des lieux de réinsertion, le Transit, offrant de l’aide aux personnes vivant une urgence psychosociale, et le dégrisement.
Un peu plus de 4000 séjours ont été effectués, soit environ 500 de plus que l’an dernier. Une hausse qui n’est pas fulgurante, selon le directeur général de l’organisme, Sébastien Laberge.
«C’est une courbe normale… C’est surtout une diversification de l’offre de services… Je n’ai pas eu plus de nuitées au refuge. Le refuge est sensiblement stable. Mais on ajoute constamment des services. Plus on ajoute de services, plus les statistiques augmentent.
D’ailleurs, la maison l’Éclaircie, qui vient en aide aux personnes en situation de crise, a servi un peu plus de 300 usagers, dont 60 % étaient des femmes. La maison en était à sa deuxième année d’existence et atteint sa pleine capacité, dans un contexte où il y a un roulement important des utilisateurs.
«Il y a des besoins qui existaient déjà, mais auxquels personne ne répondait. Il faut donc distinguer ce qui relève réellement d’une augmentation des besoins et ce qui relève simplement d’une meilleure réponse à des besoins déjà présents», précise M. Laberge.
En 2025-2026, le service de halte climatique a également été stabilisé. Cela signifie qu’il est désormais offert à l’année. Les lieux sont climatisés pour l’été et offrent différentes possibilités, comme le remplissage de bouteilles d’eau. En hiver, le local est chauffé et est équipé de sécheuses et de chauffe-bottes.
Selon les données du dernier recensement, le nombre de personnes ayant été en situation d’itinérance visible a augmenté d’environ 4 % en Estrie entre 2022 et 2025.
«Donc oui, il y a une légère augmentation. Il y a effectivement un peu plus de personnes. Mais on n’est pas dans des hausses de 20 ou 50 % comme on peut voir ailleurs», ajoute-t-il.
Davantage de dépannage alimentaire
Le Partage Saint-François prépare également des repas et des dépannages alimentaires. Cette année, un peu moins de 65 000 repas ont été servis aux personnes en situation d’itinérance et environ 47 000 boîtes à lunch ont été distribuées.
On constate une augmentation par rapport aux chiffres de l’an précédent, mais cela peut être dû à la nouvelle collaboration avec Moisson Estrie. Les repas ont été comptabilisés de façon beaucoup plus précise qu’auparavant. «On s’est rendu compte qu’on en servait beaucoup plus qu’on le croyait», souligne M. Laberge.
Plus de services veulent également dire plus de repas à préparer pour les différents usagers.
Le programme TAPAJ, une réussite
Un bon coup souligné par Sébastien Laberge est l’implantation du programme de Travail alternatif payé à la journée (TAPAJ). Il permet aux personnes en situation de précarité de faire de courtes activités de travail rémunérées immédiatement, sans exigences de formation ou d’expérience.
L’objectif est la réduction des méfaits. «La personne qui vient faire un chantier TAPAJ est dans l’ici et maintenant. Elle vient faire quelque chose de positif», explique le directeur.
Le travail est fait en collaboration avec un intervenant, ce qui favorise donc la création de liens, qui peuvent ensuite se transférer dans un autre contexte.
«Juste en juin, j’ai eu plus de 110 participants, donc 110 personnes qui sont venues faire des chantiers. J’aurais pu en avoir encore plus», témoigne M. Laberge.
«Il y a des gens qui doivent parfois attendre une semaine ou deux avant de pouvoir participer à un chantier parce qu’on n’a plus de places disponibles», renchérit-il.
Le Partage Saint-François est d’ailleurs toujours à la recherche de partenaires employeurs pour offrir de nouveaux plateaux de travail.
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